À JM, je dirai que ce n'est pas qu'une constatation, c'est la réalité. Il faut la vivre, la subir, pour comprendre.
Je ne suis pas raciste, je milite contre, mais avouez qu'il y a trop d'injustice.
Le comble de l'injustice se situe dans les hôpitaux en Guadeloupe où on ne recrute quasiment pas d'originaires, en revanche, l'européen qui vient pour y faire de la plongée a toutes ses chances.
Ma soeur, dîplomée à Paris, a voulu rentrer et a fait plusieurs demandes à l'hôpital de Pointe-à-Pitre. En vain. Elle a dû se reconvertir et apprendre la comptabilité. En revanche, elle s'est renseignée et s'est rendue compte que de nombreux européens venant tout droit de la métropole avaient été embauchés à l'époque où on ne daignait même pas répondre à ses demandes d'emploi.
Mieux encore, les jeunes antillais sont mis en CDD (maximum 6 mois) lorsque d'autres sont directement embauchés.
Le pire, c'est l'hôpital de Grand Bourg à Marie-Galante, où la majorité du personnel est blanc. Et tenez vous bien, il y a le clan des blancs qui se dresse contre les noirs (qu'on compte sur les doigts de la main), ils ont été jusqu'à vouloir éjecter un chirurgien africain, compétent, apprécié de la population. Ce chirurgien a quitté son pays, il est arrivé avec femme et enfants et au bout de quelques années, le personnel européen souhaite qu'il parte, alors que les enfants commencent à s'adapter.
Mais que fait donc l'UGTG ?
J'ai souvent été contre les pratiques de l'UGTG mais ce parti est nécessaire à la Guadeloupe.
Pour l'instant la population de Marie-Galante est accueillante, gentille, mais lorsqu'elle ouvrira les yeux et se rendra compte de la réalité, elle deviendra forcément raciste.
Les européens arrivent aux antilles, ne sont pas plus compétents, et ils s'imaginent être en vacances.
Ils bâclent le travail, ne se préoccupent pas de la santé des malades, et ne pensent qu'à partir à la plage, faire de la plongée. D'ailleurs, qu'ils enseignent, qu'ils soignent, ils arrivent en tong et paréo. Aucun respect, c'est intolérable.
Ma soeur étant revenue à sa formation intiale, a pu intégrer une équipe de "soignants". Elle est entourée d'européens. Récemment, une infirmière a refusé de prendre la tension des malades, a engueulé un patient, et a décrété qu'elle était venue pour faire de la plongée et qu'elle n'avait pas le temps. Elle ne sourie qu'à la fin de son service.
Les antilles n'intéressent certaines personnes que pour le côté carte postale. C'est inadmissible.
Il faut dénoncer de tels actes. Il faut que l'esclavagisme sournois cesse et que le racisme anti-noir soit balayé.
De nombreux antillais veulent rentrer au pays et ne peuvent pas. Toutes les forces vives (la jeunesse) étant expatriée, la place revient à qui vous savez.
Autre problème : une autre soeur a voulu inscrire sa fille dans une école privée de la Jaille. Elle a un bon dossier, 17 de moyenne général, et elle a été refusée. Elle a mené son enquête. Seuls les enfants de gendarme ont droit d'entrée dans cette école. Je sais bien que ma soeur peut aller voir ailleurs et qu'elle n'aura aucun souci, mais par principe, il faut dénoncer de tels actes.
Arrêtons de subir. Nous sommes intelligents, cultivés, il faut se bouger et se battre contre le système.